Noma au Japon : über special

« Si ta copine te largue, c’est pas grave, ce qui compte c’est la sauce que tu dois faire ». Voilà ce que disent les tous jeunes chefs du 1er restaurant du monde. Le doc passionnant du néerlandais Maurice Dekkers a suivi pendant six semaines l’installation de Noma invité à déménager au Japon en 2015. Un mois au cul des équipes de Redzepi pour un inside reporting qui donne la mesure du niveau d’exigence et de difficultés de ce métier pratiqué à haut niveau.
Where is the super consommateur?

« Yes, I’m the super baker ». C’est comme ça, avec un sourire en coin, que Christophe Vasseur accueille ses clients du monde entier. Cet artisan boulanger du 11è ardt ouvre l’édifiant documentaire consacré au pain rediffusé sur Fr5 aujourd’hui. Alors que s’ouvre le Salon de l’agriculture, doc à revoir absolument après avoir lu mon livre, Tronches de Pain, pour remettre chacun en face de ses responsabilités.
Pains dans ta tronche

60 hommes et femmes qui se lèvent la nuit pour préparer nos jolies tartines du matin, des hommes en ville qui travaillent une farine de blés sauvages poussés au fin fond de la France, des femmes qui soulèvent tous les jours des tonnes de pâtes au levain, des jeunes qui s’installent dans des villages de 10 habitants avec un four pour seul compagnon, des vieux qui claquent toute leur vie passée pour des miches bien cuites, voilà à quoi ressemblent nos Tronches de pain. Des portraits complètement hétéroclites de personnalités toutes différentes mais toutes motivées par la même envie de nous faire d’excellentes mouillettes, de sains sandwichs, des quignons qui ont du goût, du pain qui se digère, des bâtards sans allergie, du pain sain tout simplement. En écho à Tronches de vin, Tronches de pain dresse le portrait d’artisans, qui font des pains qu’ont d’la gueule suivant leur mode …
Lui, le couscous et Albert Camus

Ca commence par Killing an Arab. Il n’y a que les quadras et plus qui battent le pied en rythme. Chez les plus jeunes, la chanson des Cure ne résonne aucunement. Tout juste d’ailleurs s’ils ont entendu parler d’Albert Camus. Moi, le couscous et Albert Camus est d’ailleurs recommandé aux plus de 14 ans. Non pas parce que Stefano y raconte sa première nuit d’amour mais sans doute parce que l’auteur des Justes n’est étudié qu’au lycée et ne raisonne dans l’âme un peu plus tard. Vers 17 ans, en ce qui le concerne cet italien alors que son premier amour, l’étrangère, l’a lié à jamais à l’Etranger. Et aussi au couscous que cuisinait si bien le père de l’amoureuse. Les spectacle à 3 Italiens s’égraine comme une semoule chaude entre les mains : les textes lus tels quels, scènes majeures extraites du roman, remettent en bouche les pensées de …